lundi 18 novembre 2019

Lilou, ma vie comme sur des roulettes de Yaël Hassan

J'ai trouvé l'idée de départ très intéressante, Lilou est en fauteuil roulant et elle fait sa rentrée en 6eme. Cette histoire lutte contre les préjugés et les stéréotypes de façon assez intelligente.

L'objet livre est de bonne qualité, à petit prix avec du papier glacé, des illustrations couleurs et une couverture semi-rigide.

Par contre plusieurs choses m'ont gêné. 

Tout d'abord le livre par son format, sa mise en page, etc, est destiné à un public à partir de 9 ans (CE2) alors qu'il traite de l'année scolaire de 6eme ce qui crée un décalage assez important pour cet âge.

Le second point qui me gène est le vocabulaire et la syntaxe assez familiers, alors que les lecteurs cibles sont à un âge où ils sont censés apprendre les bons réflexes en matière de langage écrit. 

Pour terminer, l'intrigue qui tourne autour d'un fond de méchanceté entre enfants, à la limite du harcèlement scolaire, avec des parents présentés en "copains", que l'on peut "ridiculiser", et qui ne jouent pas leur rôle d'adultes responsables. Ce n'est pas du tout ce que je souhaite faire lire aux enfants de cet âge de mon entourage.

Heureusement, l'amitié tient une place importante dans l'histoire, même si elle est teintée de jalousie et d'attirance filles/garçons plutôt déplacée pour un public aussi jeune.

Vous l'aurez compris, pour moi il y a un soucis dans le public cible, de part son format, il est destiné aux élèves du CE2 au CM2, alors que son contenu est destiné à des 6eme. 

Je remercie les éditions Auzou pour cette découverte

dimanche 17 novembre 2019

Les gardiennes du silence de Sophie Endelys

Synopsis

Chloé doit fuir Fécamp. Elle se réfugie sur Heldenskøn, petite île isolée entre la Manche et la mer du Nord. Ce n’est pas un hasard si la jeune femme a choisi cette destination sauvage et mystérieuse. Dans les archives familiales, elle a découvert un étrange manuscrit recouvert de plusieurs encres invisibles… Quel est le lien entre ce document et le monastère qu’elle aperçoit, perdu dans la lande ? Traquée et menacée, Chloé est-elle prête à aller au bout de la vérité ?

Mon avis 

Je remercie tout d'abord Babelio et les éditions Presses de la Cité qui m'ont permis de découvrir ce roman et cette autrice dans le cadre d'une masse critique.

Tout d'abord l'objet livre est très beau, avec une couverture aux effets cuivrés et un très bon papier. La mise en page et la typographie rendent la lecture agréable.

Le style est fluide. Sophie Endelys a fait des efforts concernant la construction du récit et la recherche de vocabulaire que j'ai beaucoup appréciés.

L'idée de départ d'une île isolée avec une société secrète protectrice du savoir, le tout parsemé de manuscrits et de suspense avait tout pour m'emballer. En effet, j'ai vraiment beaucoup apprécié la première moitié du roman, où l'on découvre l'univers de l'intrigue et son contexte historique.

Puis sont arrivées les choses qui fâchent. En effet l'autrice est partie dans l'excès du "to much" qui m'a fait lever les yeux au ciel plus d'une fois.

Tout d'abord, elle m'a perdu avec des éléments qui n'apportaient rien de bon à l'histoire et qui faisaient perdre toute crédibilité à mes yeux, notamment en ce qui concerne les mutilations des Blanches et les manipulations génétiques.

Ensuite, si certains retournements de situations étaient très intéressants et arrivaient à point nommé, d'autres nuisaient clairement à l'intrigue. Trop de retournements de situations tue le retournement de situation!

Mais le pire de tout pour moi est le personnage de Chloé qui n'était pas crédible dans ses réactions. C'est typiquement le personnage de série Z qui va se balader seul et désarmé, dans la nuit en forêt, quand un tueur sanguinaire rode dehors.

Vous l'aurez compris, j'ai un avis mitigé sur cette lecture qui m'avait mis l'eau à la bouche. Le pitch de départ, le contexte historique et la mise en place du roman sont très intéressants. Par contre, j'aurais aimé que l'autrice développe certains points, évite de se perdre dans des méandres incertains et assume jusqu'au bout une fin un peu plus originale.