lundi 23 octobre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta

Synopsis

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Mon avis

Je remercie les éditions taurnada et livraddict pour cette lecture. En effet, lorsque j'ai vu cette proposition de partenariat, j'ai foncé les yeux fermés car j'aime beaucoup les romans de cette maison d'édition.

J'ai trouvé l'idée de départ originale, mais l'intrigue n'était pas assez développée car l'enquête m'a semblé trop simple. Je n'ai pas été surprise. Si l'on suit principalement l'enquête du point de vue de Michael Ballanger, nous suivons aussi indirectement les avancées de la police de San Francisco.

Si le personnage principal notre French coatch est bien développé, les personnages secondaires manquent un peu d'épaisseur, notamment la fille du coatch qui vient le voir, mais on ne sait pas vraiment pourquoi, si elle a obtenu ce qu'elle voulait etc. Chaque personnage m'a semblé un cliché sur pattes, voir une caricature.

Si globalement cette enquête assez courte se lit bien, on navigue dans des milieux divers et variés de San francisco, j'ai été dérangée par les clichés homophobes et misogynes. En effet si certains de ces clichés s'expliquaient par le caractère du personnage secondaire à l'origine de ces réflexions, le plus gros ces propos étaient le fait du personnage principal. N'ayant pas lu d'autre roman de cet auteur, je ne sais pas s'il s'agit d'un trait de caractère de Michael Ballanger ou de l'auteur. Si ce type de réflexion étaient de mise dans les polars des années 50, ils sont franchement dépassés de nos jours.


Voici un petit florilège non exhaustif de clichés misogynes: " blablatait autant d'ânerie qu'une bonne femme", " Tu sais nous... les hommes nous sommes différents [] On peut coucher avec d'autres femmes uniquement pour le sexe..." "Les femmes et leur bavardage incessant lui faisaient d'ordinaire cet effet là" mais que les homos se rassurent il y en a autant pour eux.

Vous l'aurez compris, si mon avis est mitigé, ce roman présente certaines qualités et je pense qu'il s'agit d'une bonne enquête pour les lecteurs débutants en matière de polar et thriller.

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