vendredi 20 mai 2016

L'Ile des chasseurs d'oiseaux de Peter May

Synopsis

Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas retourné depuis dix-huit ans.
Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin est confronté à son enfance. La victime n’est autre qu’Ange, ennemi tyrannique de sa jeunesse. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair.
Alors que Fin poursuit son enquête, on prépare sur le port l’expédition rituelle qui, chaque année depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.

Mon avis 

Il s'agit du premier tome d'une trilogie: la saga de Lewis.

J'ai lu ce livre suite à de nombreux avis positifs, sans lire la quatrième de couverture pour me garder le suspense. Il s'agit d'une semi déception car j'en attendais peut-être trop.

La lecture est assez fluide quoiqu'il y ait quelques longueurs. L'auteur alterne les chapitres du présent et ceux du passé qui retracent la vie de l'inspecteur depuis sa petite enfance jusqu'à son départ de l'île pour la fac.

Si le commencement du roman nous plonge dans une atmosphère de thriller avec une scène de crime, la suite sera très plan plan et nous fera découvrir l'histoire d'un groupe d'enfants sur l'île. En effet l'enquête policière est surtout présente au tout début et à la toute fin du roman, le reste du temps elle ne sert que de prétexte à l'histoire de jeunesse du personnage principale. Sinon je n'ai pas trouvé le dénouement renversant, même si je n'ai pas tout deviné depuis le début, je n'ai pas été surprise non plus.

Les personnages du passé sont assez bien travaillés, on y découvre leurs multiples facettes tandis que ceux du présent sont plutôt survolés comme l'enquête au final.

J'attire l'attention des âmes sensibles et des défenseurs de la cause animale, car il y a un chapitre assez difficile à lire qui justifie le titre du roman.

Je conseille cette lecture aux amateurs d'histoires insulaires, de ces petites communautés qui vivent en "autarcie" et qui gardent jalousement leurs secrets peu reluisants, mais pas aux amateurs de policiers.

Lecture dans le cadre du challenge comme à l'école.

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