jeudi 3 mars 2016

Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

Synopsis:

Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.

Mon avis:

Un roman sur l'amour sous ses différentes formes (couple, adulte, adolescent, familial...) mais aussi les relations familiales, l'adolescence, le sida, le deuil...

Je n'ai pas accroché tout de suite. Il m'a fallu un peu de temps pour que tout se mette en place. Et puis d'un seul coup, j'ai été happée par l'histoire et j'ai eu du mal à reposer mon roman car je voulais connaître l'évolution des personnages.

L'auteur a très bien retranscrit les différents sentiments et ressentis des personnages. Par contre les personnages féminins ne sont pas très attachants car très égoïstes et autocentrés tandis que les personnages masculins sont plus ouverts, bienveillants et lucides.
  
C'est la première fois depuis très longtemps que j'ai pleuré à chaudes larmes sur plusieurs pages! En effet ce roman m'a beaucoup fait penser au film Philadelphia dans sa partie très triste.

Si j'ai beaucoup aimé cette lecture, je suis restée sur une "drôle" de sensation sur la fin qui m'a semblé un peu convenue et précipitée. J'aurais aimé un dénouement plus réaliste et plus développé.

Pour conclure, c'est une bonne lecture mais qui me laisse un sentiment mitigé à cause de  certains éléments: la fin, les caractères et comportements des personnages qui ne sont pas toujours crédibles et un aspect malsain de la relation de June à son oncle qui n'apporte rien à l'histoire (le fait d'être très complice car il était son parrain suffisait à justifier son travail de deuil).

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